L’épicerie Sociale favorise le lien social

A l'épicerie sociale, on peut aussi se faire couper les cheveux

L’un des pôles d’activité de l’Entraide Majolane, c’est l’épicerie sociale. Chaque semaine, séniors ou familles envoyés par les travailleurs sociaux s’y retrouvent pour remplir leurs cabas mais aussi pour créer du lien. L’atelier coiffure est une offre supplémentaire qui favorise l’estime de soi.

Aux ciseaux, Charles, coiffeur à domicile, viendra chaque mois coiffer les bénéficiares comme ici Rolande, en compagnie de Christine, la coordinatrice de l’épicerie sociale de l’Entraide Majolane.
Photo Progrès /C. GIZON

Jeudi passé, c’était la grande première pour Charles, coiffeur à domicile, venu pour ses premiers rendez-vous dans les locaux de l’épicerie sociale. Une petite pièce récemment équipée d’un bac lui est maintenant réservée. « La plupart du temps, les bénéficiaires ne se permettent pas de dépenser de l’argent pour aller chez le coiffeur. Et pourtant on sait combien prendre soin de sa personne est important pour avoir une bonne image de soi. Ce nouvel atelier que l’on a mis en place est là pour ça », explique Charly Palermo, le président de l’Entraide Majolane.

Charles viendra chaque mois et coiffera hommes et femmes pour 10 € seulement. « Se faire coiffer c’est très cher ! Au moins 40 € ! Je n’y vais pas souvent », avoue Rolande qui a été parmi les premières à bénéficier de I’atelier. Elle a beaucoup discuté avec Charles. « C’est essentiel de pouvoir échanger, je suis seule, c’est important pour moi ». La « salle d’attente », c’est la pièce conviviale où sont exposés fruits et légumes et où l’on peut boire un café, papoter au chaud sans se presser. « C’est l’endroit où l’on peut se plaindre et ça fait du bien ! », plaisante Éliane.

  • Cours de cuisine, carrés potagers et esthéticienne

L’objectif de l’épicerie sociale est de permettre aux bénéficiaires de faire des économies sur le panier alimentaire vendu à très bas prix, afin de réaliser un projet personnel ou familial : passer son permis de conduire, renouveler un appareil ménager, se désendetter ou même partir en vacances. « Mais au-delà de cette aide, ce qui compte beaucoup pour nos bénéficiaires, c’est la convivialité qu’ils trouvent chez nous. Chaque mardi, nous avons des ateliers qui vont du cours de cuisine au passage d’une diététicienne ou d’une esthéticienne sociale. Nous faisons aussi des sorties et chaque mois des repas partagés. Cet été, nous avons également créé des carrés potagers. Le but est vraiment d’échanger, de créer du lien pour ces personnes qui sont malmenées par la vie », explique Christine, salariée de l’association et coordinatrice de l’épicerie de sociale de Meyzieu et, depuis peu, de Décines.

Article écrit par Christian GIZON – 29 oct. 2021 à 19:18 pour Le Progrès, a retrouver sur leur site.