Entraide Majolane : Madagascar
Mission de formation à Madagascar
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| L’Entraide a demandé à Françoise et Michel Combes de partir en mission d’observation et de formation de l’école de l’île aux Nattes à Madagascar en novembre et décembre 2008.
Voici leurs propos.
« Madagascar : nous connaissions pour y avoir effectué plusieurs missions de formation d’enseignants, de personnels administratifs et de guides touristiques.
La Côte Est, nous connaissions aussi ; Françoise y avait été « évacuée cyclonique » une année précédente… l’île de Sainte-Marie, l’île aux Nattes aussi pour y avoir déjà passé quelques jours.
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Donc nous ne partions pas « en tourisme » mais bien pour observer, écouter, comprendre les demandes, les besoins, poser des priorités et donner les moyens de progresser mais aussi faire circuler les informations de l’Entraide à l’école et réciproquement, pour une plus grande clarté de leurs rapports. |
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Les prix des hôtels sont élevés dans l’île aux Nattes (tenus par des Blancs qui ont reconstruit après le cyclone de mars 2008, veulent rentabiliser leurs investissements et ne sont intéressés que par les séjours courts qui ne permettent pas aux touristes de voir ni de comprendre ce qui se passe).
C’est pourquoi nous avons choisi un hébergement recommandé par « le Routard », sur l’île Sainte-Marie. En conséquence, chaque jour : trajet en taxi (moins cher que la location de 2 vélos et plus pratique quand il pleut ! mais plus cher que le taxi brousse aux horaires et aux arrêts très aléatoires, donc très difficilement utilisable) , puis en pirogue (Françoise a peur de l’eau mais on peut vous certifier qu’une pirogue ça peut couler ! Elle s’est donc rapidement fait prêter un gilet de sauvetage, ce qui a bien amusé les gamins bien sûr).
Après taxi et pirogue, vingt minutes de marche de pont en pont, dans le sable ou les racines d’arbres : restes des intempéries précédentes… et rencontres multiples.
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Et là, au bord de la plage : l’église et l’école Pierre Dalmond qui comporte 2 classes en dur et une 3ème légèrement derrière nommée « Henri Teyssère ». (photo)
Puis encore derrière, cette fois aux murs en tiges et aux toits en feuilles de ravinala, quelques locaux : deux classes, des logements d’enseignants, des sanitaires, au milieu d’arbres et des cases couchées par la tempête, quelques monceaux d’ordures …
Notre mission était centrée sur l’école, mais ayant contacté en France, puis rencontré sur place, nos partenaires ASFE et Malagasy 35, nous avons fait le lien et à l’orphelinat, celui de l’île aux Nattes (22 enfants ) comme à celui de Sainte-Marie (24 adolescents), assuré le suivi des problèmes de gouttières, d’infiltrations, de lits, de personnels, etc…
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La fondatrice Euphrasie Todizara
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Le Pdt. du Fokontany Maurice Tihelle |
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l'orphelinat des plus grands |
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| A l’école Pierre Dalmond, 103 élèves dont 22 de l’orphelinat, de 3 à 14 ans sont inscrits depuis la moyenne section jusqu’au CM1 ; 1 direction déchargée ; 5 enseignants et 1 assistante maternelle les encadrent.
Notre premier travail a consisté à comprendre le statut et le fonctionnement financier de cette école. Nous avons donc rencontré plusieurs fois - et dans différents lieux - les responsables administratifs et religieux, écouté longuement le chef de village et les parents d’élèves.
Michel comprend et se débrouille dans la langue malgache, ce qui a facilité beaucoup les rencontres et entretiens.
Chaque rencontre a donné lieu à un compte-rendu.
Pour comprendre le fonctionnement pédagogique, il nous a fallu avoir accès aux listes d’élèves, aux registres, aux documents écrits des enseignants et des élèves. Nous connaissions déjà les programmes et les dernières instructions officielles, heureusement pour nous. Mais il nous a fallu du temps, des traversées et des marches dans le sable, de la patience pour attendre nos partenaires aux rendez-vous fixés et parfois oubliés, de la gentillesse mais aussi de la rigueur pour faire comprendre que l’argent envoyé de France n’est pas de l’argent facile et que chaque partenaire, de part et autre, doit être respecté.
Nous pouvons affirmer, après deux mois de présence, que les salaires sont bien versés aux enseignants et que des progrès ont été initiés : déclaration des charges sociales, aide aux achats de fournitures scolaires selon un protocole précis, aide aux investissements, principalement en mobilier scolaire. A la rentrée 2009, un CM2 sera ouvert, l’école pourra ainsi faire face.
Nous avons aussi passé beaucoup de temps à la formation pédagogique et linguistique ; nous étions présents chaque matin dans les classes afin d’apporter une aide individualisée la plus précise possible et, deux fois par semaine, nous avons proposé des temps de formation collective où les enseignants étaient en position de construire leurs progressions, améliorer leurs compétences et élargir leurs savoirs.
Beaucoup de choses ont été reprises mais il ne faut cependant pas croire que tout est rose. Quatre sur cinq enseignent avec le niveau 3ème, qui est à peu près le niveau de fin de CE2 en français et à peine plus élevé en malgache. Trois sur cinq ne pensent qu’à quitter cette île et cette école… et c’est tout à fait compréhensible quand on n’est pas né dans l’île.
Mais dans l’île, plus de 300 enfants sont scolarisés (200 à l’école publique dans 5 classes) ; les enseignants sont bien nécessaires, et, comme dans tout le pays, l’Etat ne peut pas les payer tous, aussi ce sont les familles qui assurent les salaires en argent ou en nature. Cependant beaucoup d’associations et, parfois, des personnes privées subventionnent…
Le tourisme sur l’île n’est pas toujours innocent (tourisme sexuel) mais il est important, et il n’est pas rare qu’il soit source de dons organisés ou non. Pour information, le salaire moyen d’un enseignant est de l’ordre de 60€/mois avec charges sociales.
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Sur le plan de la vie quotidienne, malgré les dégâts causés par le cyclone, la chaleur moite et la forte humidité ambiante, nous avons vécu le rythme des Malgaches le matin (lever avec le jour 5h) mais pas tout à fait le soir (coucher du soleil vers 17h30) !
Nous avons essuyé quelques grosses averses tropicales mais, la plupart du temps, nous avons vu le soleil et, de notre case, nous pouvions admirer, en travaillant sur l’ordinateur, l’océan, les pirogues et les pêcheurs, une fois que les enfants ont compris qu’il était inutile de venir chaque jour demander bonbons ou stylos !
Nous avons aussi beaucoup apprécié la gentillesse, la bonne humeur en toute circonstance de l’ensemble de nos partenaires et, même si la fatigue s’est fait sentir, nous n’avons jamais été vraiment malades.
Un document rapport de mission explique plus précisément le travail fait, les contrats de suivi et un diaporama en cours de fabrication pourra être présenté prochainement.
PS : Depuis le 26 janvier, une crise politique, qui concerne tout le pays, oppose au Président Ravalomanana et à son gouvernement un mouvement populaire dont le leader est le maire d’Antananarivo, Andy Rajoelina. Par delà les affrontements violents et les pertes matérielles et humaines, la crise exprime l’exigence d’une démocratie réelle et non corrompue, la volonté de sortir de la pauvreté et l’aspiration à une société plus juste. Quand le système politique est verrouillé, il explose dans la rue…
Pour nous, la solidarité est encore plus nécessaire ! »
F.M.C Janvier 2009
Madagascar
Tout au long de son existence, l'Entraide Majolane a apporté son aide à des populations extérieures.
Deux actions sont en cours à Madagascar: l'une d'aide à un orphelinat de l'Ile des Nattes (nord-est de Madagascar) et l'autre d'installation d'un dispensaire à Mangily (sud-ouest de Madagascar).
A Mangily, près de Tuléar, L'Entraide Majolane Madagascar (ONG malgache) est en train de construire un dispensaire (financé par l'Entraide) pour la population locale. Un médecin sera fourni par l'Etat Malgache. Les travaux sont dirigés par un bénévole, Gérard Delarue. A ce jour ils sont bien avancés.
Voir PHOTOS
Deux containers de matériel médical sont partis, par bateau fin 2004,.
De l'autre côté, c'est-à-dire au nord-est de Madagascar, à l'île aux Nattes (à l'extrémité sud de l'île Sainte Marie), un autre bénévole de l'ENTRAIDE MAJOLANE, Paul REYBOUBET, s'occupe activement d'un orphelinat. Dans cette île, suite à une tornade, la chapelle a été entièrement détruite. L'Entraide a donc contribué au financement de la construction d'une église "en dur". Ce bâtiment, outre sa fonction religieuse, servira également de salle de catéchisme, de salle de réunion pour les habitants, et sera un abri sûr lors des tornades qui ravagent régulièrement la région.
A également été financé l'achat d'un bateau à moteur qui permet aux insulaires de pêcher assez loin de la côte, là où il y a encore beaucoup de poisson. Avec leurs petites pirogues, les pêcheurs ne pouvaient pas trop s'éloigner et leur pêche était maigre. Maintenant, ils peuvent nourrir le village.
La seule école de l'île dépend du Diocèse et comporte une classe. Un généreux donateur a fait construire une deuxième classe. Néanmoins, le Diocèse n'a pas les moyens de rémunérer l'enseignant (70 Euros par mois, charges comprises). Un appel a été lancé auprès des écoles du Diocèse de LYON. Un certain nombre a répondu favorablement. Depuis cette dernière rentrée, leur soutien financier nous permet de rémunérer deux
enseignants.
Historique de l'école
L'école a été créée par les responsables de l'orphelinat, le Foyer de l'Espérance qui continue à la gérer entièrement, le Diocèse n'ayant, actuellement, aucun moyen financier pour la faire tourner. Elle accueille les enfants de l'orphelinat ainsi que de nombreux enfants nécessiteux de l'île.
Aujourd’hui cinq classes sont ouvertes. Les enseignants sont rémunérés par
l’Entraide Majolane.